Stop aux Clichés sur les jeunes aux 2èmes Rencontres AJT de Dunkerque

Les 16 et 17 juin derniers, la ville de Dunkerque organisait avec l’Anacej les deuxièmes Rencontres AJT. Syrine et Julien, du Comité jeunes de l’Anacej, y ont participé et sont notamment intervenus sur l’atelier consacré aux clichés sur les jeunes dans les médias. Nous avons recueilli leur témoignage !


Pouvez-vous nous présenter l’évènement auquel vous avez participé ?

Syrine : “J’ai participé aux deuxièmes Rencontres Actions Jeunesse et Territoires sur le thème «Y a-t-il encore une place pour les jeunes? Y en a-t-il déjà eu une ? », organisée par la ville de Dunkerque et l’Anacej, en collaboration avec l’INJEP, le Conseil départemental du Nord, le CUEEP Littoral et l’Université du Littoral Côte d’Opale. Ces rencontres avaient pour but de favoriser les échanges entre différents acteurs (jeunes, professionnels, élus, chercheurs)”.

Julien : “Les AJT sont des moments de rencontres entre jeunes, élus, chercheurs et professionnels afin d’échanger sur des thématiques afférentes à la jeunesse. Ces journées prennent notamment la forme de conférences, débats ou encore d’ateliers regroupant l’ensemble des parties prenantes afin de proposer des solutions et pratiques pouvant être encouragées.”

Pourquoi êtes vous intervenus ?

Julien : “Pour faire entendre notre voix, partager nos expériences et ainsi confronter nos idées et pratiques avec d’autres dispositifs existants…Bref écoute, partage et transmission (et réflexion !)”

Syrine : “Nous sommes intervenus Julien, Marie Pierre (Déléguée générale adjointe de l’Anacej), un représentant du collectif “Arrêtez de nous mettre dans des cases” (Corentin Poirier, chargé de projet à l’UNML) et moi dans le cadre d’un atelier “Au-delà des clichés” afin de présenter l’Anacej, le collectif “Arrêtez de nous mettre dans des cases” et la campagne Stop aux Clichés sur les jeunes. Cet atelier a aussi permis d’expliquer les raisons de poursuivre cette campagne ainsi que d’exposer les clichés qui circulent sur les jeunes et les différentes solutions pour lutter contre cette image négative trop souvent associée à la jeunesse.

La  présence de deux membres du Comité jeunes permettait de donner le ressenti et les expériences de la jeunesse face aux clichés qu’elle doit affronter au quotidien, dans le milieu scolaire et professionnel, etc… Mais surtout de réaffirmer la nécessité de poursuivre une campagne luttant contre ces clichés car malgré les progrès effectués le chemin à parcourir reste long.”

Pouvez-vous nous expliquer quels sont les messages que vous avez souhaité faire passer au cours de cet atelier ?

Syrine : “Le message que nous voulions transmettre était que plusieurs « strates » de la population voient des clichés véhiculés sur elles mais aucune n’est aussi stigmatisée que la jeunesse dans son ensemble. La jeunesse est vue comme dangereuse, révoltée, égoïste, individualiste, pas du tout engagée ou préoccupée par les problèmes auxquels la société doit faire face et elle est associée au sexe, l’alcool, la drogue… On se préoccupe trop souvent des jeunes délinquants ou « à problèmes » mais on ne montre que rarement les jeunes engagés dans des associations, assidus, ambitieux… La société actuelle se préoccupe énormément de l’avenir et de l’héritage qu’elle laissera aux générations futures mais pas assez, à mon sens, à nous les jeunes qui sommes l’avenir.”

Julien : “Notre objectif, c’est de faire passer l’idée que les jeunes ne sont pas une composante à part de la société mais qu’ils en sont l’avenir. Réfuter l’idée de mettre des jeunes dans des cases pour les identifier mais au contraire voir LE jeune comme un acteur citoyen qui souhaite s’engager pour faire avancer les choses. Et plus largement encourager les dispositifs de participation jeunes sous n’importe quelle forme que ce soit.”

Que retenez vous de ces deux jours ?

Syrine : “Ayant eu la possibilité d’assister au reste de ces rencontres, je peux dire que ce type d’évènement est à mes yeux utile mais surtout nécessaire.  D’une part, cela m’a permis de rencontrer d’autres jeunes engagés dans d’autres structures notamment le service civique, de voir de quoi sont capables des jeunes motivés,  à entendre des témoignages comme celui d’Hakim Soudjay par exemple, volontaire en service civique Unis Cité qui pour changer l’image négative de Grande-Synthe a écrit un livre regroupant diverses anecdotes révélant l’envers du décor. D’autre part, cette rencontre m’a permis de  découv,rir et d’en apprendre plus par le biais de chercheurs et autres professionnels sur  l’évolution des pratiques urbaines des jeunes dans le temps (culture hip hop, graffiti, skateboard,…), le pourquoi de cette volonté de marquer son corps par des marques de distinction que sont les tatouages et les piercings…

Enfin, cet évènement ouvre des horizons dans le sens où par des intervenants internationaux et le biais d’études réalisées à l’étranger, on se rend compte que la France n’est pas la seule à faire face à ce questionnement sur la place de la jeunesse et à chercher des solutions. Concernant les clichés sur les jeunes, l’étude du CSA belge sur l’image des jeunes dans les médias présentée par Sabri Derinoz montrait qu’en Belgique les jeunes sont faiblement représentés dans les médias, que l’on ne voit que quelques catégories spécifiques de la jeunesse, que la parole des jeunes est rarement réellement libre mais souvent encadrée et préparée en amont par les journalistes.”

Propos recueillis par Simon Berger

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