L’Anacej soutient les mobilisations lycéennes
Aujourd’hui, partout en France, des lycéennes et des lycéens prennent la parole pour dénoncer leurs conditions d’études et demandent des moyens nécessaires pour apprendre et réussir dans de bonnes conditions.
Nous souhaitons rappeler un principe fondamental : le droit des jeunes à s'exprimer et à s'engager, en leur apportant notre soutien total et rappeler que leurs revendications méritent d’être entendues et prises en compte.
Ces mobilisations témoignent d’un malaise plus profond face à des conditions d’enseignement qui se dégradent, établissement insalubres et/ou un manque de personnel, un mal être grandissant chez les jeunes et des inégalités qui persistent entre les établissements et les territoires.
Le traitement médiatique a invisibilisé les fondements de cette mobilisation, entretenant la surdité de la société à l'égard des paroles de jeunes, délégitimant leur engagement, infantilisant leur propos.
Pour rappel, le mouvement est né sur la base d’un constat : La lente et grave dégradation de leurs conditions d'études et donc de leurs conditions d'émancipation.
Nous appelons les pouvoirs publics et les médias à prendre au sérieux la jeunesse, à traiter leurs revendications pour ce qu'elles sont et à y répondre politiquement et non par la répression.
Exprimer son opinion ne devrait jamais exposer à la violence. La violence d'une partie très marginale du mouvement ne saurait discréditer l'ensemble du mouvement et masquer ses revendications... Il y a eu des actions condamnables à différents niveaux. Mais que nous dit la violence institutionnelle à l'égard de la jeunesse ? Quel malaise face à la disproportion de la réponse policière. Celle-ci nous interroge sur les consignes qui ont pu leur être données.
Tout cela semble être le produit d'une stratégie d'évitement de la parole des jeunes.
Nous apportons donc notre soutien à ces mobilisations lycéennes et demandons à ce que les revendications soient entendues et non ignorées.
La Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) protège notamment le droit de l'enfant à être entendu (article 12), la liberté d'expression (article 13), la protection contre les violences (article 19) et le droit à l'éducation (article 28). Les lycéens doivent pouvoir étudier dans des conditions dignes avec l’encadrement nécessaire.
Le Comité Jeunes et le Conseil d’administration de l’ANACEJ
9 octobre 2026

