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Élections municipales, une étape à réussir ensemble

  • il y a 6 jours
  • 4 min de lecture

Les 15 et 22 mars auront lieu les élections municipales, moment important de la vie démocratique française où les élu·e·s des près de 35 000 communes vont être renouvelés ou reconduits pour un nouveau mandat. Comme à chaque scrutin, le taux d’abstention sera observé de près et notamment celui des primo votants.

Aux dernières élections municipales en 2020, l’abstention des 18-24 ans avait atteint un record à 70%, soit 14 points de plus que la moyenne des électeurs dans un contexte particulier marqué par la crise de la COVID. Au scrutin suivant, les élections présidentielles de 2022, l’abstention des 18-24 ans était de 33% soit 6 points de plus que la moyenne. Plus récemment en 2024, marquée par deux scrutins, l'abstention des 18-24 ans aux législatives était de 43% soit 9 points de plus que la moyenne et a atteint 60% aux éuropéennes soit 12 points de plus que la moyenne.

Il existe bien deux tendances de fond, une hausse de l'abstention en général et plus importante chez les plus jeunes, analysée par l'Injep par exemple dans cette fiche repère.


On sait pourtant que cette première expérience du vote est importante et si les jeunes majeurs doivent se saisir de ce droit, il est aussi de la responsabilité des institutions de les accompagner et de créer des conditions favorables. En ce sens, l'Anacej a créé les Carnets du jeu citoyens qui présentent le fonctionnement des institutions et le rôle des élu·e·s (dans les communes, départements, régions, à l'Assemblée nationale...), diffusé en accès libre le mois dernier. Elle invite les communes à organiser des événements de remise des cartes électorales en mairie, moment propice pour créer ou renforcer des liens avec les jeunes majeurs. Malheureusement cela est rarement pratiqué, par moins de 20 % des communes selon notre enquête avec l'AMF sur le soutien à l'engagement des jeunes, et il est indispensable que cela évolue. Enfin le jour du scrutin, il est opportun d'inviter les primo-votants à participer au dépouillement.



Une échéance importante pour les politiques enfance jeunesse


Quels que soient les résultats de ce scrutin, de nouvelles équipes municipales vont faire des choix, dans un contexte délicat ou les besoins pour l'enfance et la jeunesse sont importants et les marges budgétaires contraintes. Aussi, l'Anacej a choisi de na pas mettre en avant un énième plaidoyer mais plutôt d'outiller celles et ceux qui veulent agir, avec le site ressource objectif-citoyenneté-enfance-jeunesse qui donne à voir les enjeux et les solutions mises en oeuvre dans les territoires dans 8 domaines.


Nous avons diffusé les recommandations de nos associations adhérentes, pointues chacune dans leur domaine, et porté un plaidoyer collectif pour qu'il y ait un·e élu·e délégué·e aux droits des enfants dans chaque commune (voir notre article). Afin de faire connaître la participation enfance jeunesse auprès d'un maximum d'élu·e·s, nous avons aussi contribué au projet Cartes en main avec EDF, les Eco-maires et de nombreux acteurs des politiques publiques de transition, qui offre des ressources dans les domaines de la ville intelligente, de la ville à hauteur d’enfants, de la santé globale, de la résilience et de la démocratie participative, du renouvellement urbain, de la mobilité et des nouvelles pratiques urbaines, de l'accompagnement au changement climatique.


Enfin, pour accompagner ce début de mandat, nous mettons en place des actions spécifiques pour nos adhérents. Dès avant les élections, trois rencontres de notre réseau des villes en visio sont consacrées à la collaboration entre élu·e·s et agents (les 3, 12 et 17 mars inscriptions ici). A partir de mai nous proposerons 3 webinaires en fin de journée pour les nouveaux élu·e·s et diffuserons à nos adhérents jusqu'à la fin de l'année des éléments d'une "boîte à outils" de la participation.



L’Observatoire du vote, un outil pour comprendre

 

Reste à comprendre, un peu mieux, cette abstention des primo-votants. L’Anacej a mené depuis longtemps avec l’IFOP un observatoire consistant en un sondage auprès des 18-25 ans avant chaque scrutin. Cette démarche unique permettait de mieux comprendre les ressorts du vote des jeunes et est analysée dans le livre La fracture de Frédéric Dabi, Directeur général de l’IFOP. Après des années de constat d’éloignement des jeunes de leur « devoir démocratique » sans pour autant en faire une fatalité, l’Anacej n’a pas commandé de sondage pour le scrutin cette année, choix motivé aussi par le contexte financier.

 

Toutefois, la persistance des déterminants du vote, ou du non-vote, à chaque édition du sondage permet de penser qu’ils occuperont à nouveau une place importante dans les semaines à venir.


Les raisons de l'abstention


Européennes 2024

Présidentielles 2022

Régionales 2021

Municipales 2020

Européennes 2019

Parce que vous serez en week-end, en congé ou en déplacement 

23%

25%

22%

26%

22%

Parce que ces élections ne changeront rien à votre situation 

19%

15%

19%

22%

20%

Parce qu’aucun candidat ne défend ou représente vos idées 

17%

23%

15%

19%

15%

Parce que ces élections ne changeront rien dans la société 

15%

16%

20%

15%

23%

Parce que vous ne connaissez pas les candidats qui se présentent 

14%

9%

28%

18%

20%

Pour manifester votre mécontentement à l’égard des partis politiques 

11%

15%

10%

11%

15%

Hormis la non disponibilité citée en premier, qui révèle la contrainte subie des primo-votants souvent non inscrits sur les listes électorales de la commune où ils vivent ou étudient, les principales raisons invoquées par les jeunes abstentionnistes traduisent un sentiment de vacuité du vote et une non prise en compte de leurs idées par les candidats.


Les enjeux les plus déterminants du vote


Européennes 2024

Présidentielles 2022

Régionales 2021

Municipales 2020

Européennes 2019

Le pouvoir d’achat, le coût de la vie

57%

63%

51%

58%

63%

La santé 

52%

47%

49%

58%

52%

L’environnement, la lutte contre le dérèglement climatique 

45%

47%

49%

62%

54%

L’emploi 

45%

50%

57%

63%

61%

L’éducation et la formation 

45%

49%

53%

56%

53%

La lutte contre la pauvreté 

41%

41%

43%

49%

 

Le logement 

37%

37%

35%

47%

 

Là encore, on constate une persistance des motivations sur des enjeux prégnants pour les jeunes de 18 à 25 ans : le coûts de la vie et l'emploi. Des sujets sur lesquels la portée de l'action publique est moins évidente.



Nous vous invitons à suivre et partager les actions que nous mettons en place, à vous saisir de ces opportunités pour réussir collectivement à développer la citoyenneté des enfants et des jeunes.






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