top of page

Les jeunes de l’IJOM représentés au COJ !

Dernière mise à jour : 51false49 GMT+0000 (Coordinated Universal Time)

À l'occasion du week-end Outre-mer organisé par l’Anacej en octobre 2025, le Président du Conseil d’Orientation des politiques de Jeunesse (COJ), Hugo Huet, a annoncé qu’un·e des membres et un·e suppléant·e de l'IJOM auront dorénavant une place au COJ aux côtés des 12 représentant·e·s de conseils régionaux de jeunes déjà présents.

Pour rappel, les membres de l’IJOM (Instance Jeunes Outre-mer) avaient été consultés par le COJ en mai 2025 afin de partager leurs expériences et leurs besoins, dans le cadre du rapport « Jeunes d’Outre-mer, garantir l’égalité des chances pour tous ».


Ainsi, les jeunes de l’IJOM ont unanimement choisi d’être représentés au sein du COJ par Noah Ibao, jeune engagé au Conseil de Saint-Denis de La Réunion et Anaïs Ngoma Hilali, du Conseil des Jeunes de Mamoudzou à Mayotte, en suppléante.



Noah Ibao, titulaire et Anaïs Ngoma Hilali, suppléante.
Noah Ibao, titulaire et Anaïs Ngoma Hilali, suppléante.

Interview de Noah Ibao, jeune dionysien représentant de l'IJOM au COJ


Déjà impliqué dans plusieurs sessions de travail au COJ, Noah Ibao découvre ses méthodes de fonctionnement et les problématiques rencontrées par les jeunes issues d’autres territoires. Âgé de 20 ans, Noah est un jeune engagé de Saint-Denis de La Réunion et membre de l’IJOM. Son engagement débute à 12 ans, lorsqu’il intègre le Conseil départemental des jeunes. Au fil des années, cet investissement prend une ampleur croissante, l’amenant aujourd’hui à porter la voix des jeunes ultramarins au sein du COJ. Il partage ici son témoignage et revient sur son parcours, son engagement et son rôle de représentant des jeunesses ultramarines.

 

Qu’est-ce qui t’a motivé à t’engager au départ ?

 

Noah Ibao : « Très jeune, certaines causes me tenaient particulièrement à cœur, notamment la lutte contre le harcèlement et les addictions. En tant que collégien, j’avais déjà cette envie de débattre, de sensibiliser et de faire entendre la voix des jeunes.

À travers mon engagement au Conseil départemental des jeunes, j’ai également pu travailler sur un projet humanitaire avec une association au Congo. Ces expériences ont renforcé mon envie de m’engager sur des thématiques fortes, afin de réfléchir à des solutions pour les jeunes, mais aussi pour la population de manière plus globale, en pensant aux enjeux des années à venir.


De fil en aiguille, le feu de mon engagement a pris de l’ampleur. J’ai compris que j’avais envie de pousser le curseur encore plus loin, de m’investir davantage pour les jeunes de mon âge et, plus largement, pour l’ensemble de la population. J’ai ensuite rejoint le Conseil des Jeunes Dionysiens (CJD), à un moment où cette instance était encore en phase de construction. J’ai participé à lui donner une nouvelle impulsion et, à partir de 2023, mon parcours d’engagement s’est intensifié. Aujourd’hui, j’en suis à ma deuxième mandature.

«Ce que je fais va servir demain. Le travail que nous sommes en train de faire actuellement est un travail qui servira à l'avenir. J’en suis convaincu : notre engagement sert le collectif. Si aujourd’hui on s’implique autant, c’est parce que demain, ce que nous essayons de mettre en place sera réellement utile. » 

Puis, en 2024, je suis devenu jeune ambassadeur de la ville de Saint-Denis au sein de l’IJOM de l’Anacej. Mon engagement a alors pris une autre dimension : je suis passé d’un engagement à l’échelle de ma ville à une instance qui regroupe l’ensemble des outre-mer, avec des réalités différentes mais un objectif commun : valoriser nos territoires et trouver des thématiques sur lesquelles nous pouvons nous rejoindre.»

 

Peux-tu nous parler de tes premières expériences au sein du Conseil d’Orientation des politiques de Jeunesse (COJ) ?

 

Noah Ibao : « Grâce à l’IJOM, je suis aujourd’hui représentant au Conseil d’Orientation des politiques de Jeunesse (COJ) pour une durée de trois ans. C’est pour moi une nouvelle étape dans mon parcours d’engagement. Dès ma première séance, j’ai été très bien accueilli. J’ai rapidement constaté que le COJ fonctionne avec une organisation très structurée. Lors de la première séance, des documents ressources nous sont fournis pour comprendre les enjeux, nous pouvons dès lors partager nos idées. La deuxième séance est davantage consacrée à un travail en groupe, en co-working, via visioconférence, à l’aide de documents interactifs. Enfin, la troisième séance permet de revenir collectivement sur les recommandations formulées dans les groupes de travail, avant de procéder ensuite aux votes. Des maîtres du temps sont présents pour fluidifier les échanges et garantir que chaque jeune puisse prendre la parole. Chacun témoigne de sa réalité à partir de ce qu’il vit sur son territoire. Ce que j’apprécie, c’est que ces témoignages se complètent, sans hiérarchisation des problématiques.

« La richesse du COJ réside dans la complémentarité des profils et des discours. »

J’ai réalisé grâce à nos échanges que tous les sujets se rejoignent et que les thématiques abordées sont pensées pour concerner tous les jeunes, quels que soient leurs territoires, ainsi les outre-mer sont réellement incluses. Je ressens une véritable préoccupation des autres participants pour les problématiques rencontrées dans les territoires ultramarins. Et de mon côté, j’éprouve un réel intérêt pour les partages des jeunes issues de diverses régions du territoire métropolitain.

Ce qui me passionne aussi, c’est le fait que le COJ est une institution qui est force de proposition. Nous apportons de vraies pistes de réflexion et de compréhension. Finalement, on se rend compte que nous faisons face aux mêmes problématiques, sans distinction entre les territoires. »

« L’IJOM est extrêmement importante à mes yeux. Et au sein du COJ, je ne représente pas uniquement La Réunion : je représente l’ensemble des jeunes ultramarins. »

 Selon toi, pourquoi est-il essentiel que l’IJOM soit représentée au sein du COJ ?


Noah Ibao : « Au-delà d’être un jeune de La Réunion, je représente aussi tous les jeunes ultramarins grâce au mandat que l’IJOM m’a confié, tout comme ma binôme de Mayotte. Derrière nous, il y a de nombreux jeunes qui comptent sur nous pour porter leurs paroles, leurs visions et leurs problématiques. C’est cette valeur ajoutée que l’IJOM apporte au COJ qui nous permet de porter une parole collective, au-delà d’un seul territoire. »

 

Comment parviens-tu à faire le lien entre tes différents engagements ?

 

Noah Ibao : « Aujourd’hui, je souhaite créer davantage de liens entre les différents niveaux d’engagement. Je suis convaincu que nous dépendons tous les uns des autres et que le travail doit se faire de manière collective. C’est dans cette logique que j’ai proposé à l’IJOM la création d’un espace d'échanges pour partager les réflexions. J’ai fait la même démarche à Saint-Denis et je souhaite encourager les autres représentants de l’IJOM à faire de même dans leurs collectivités. L’objectif est de recueillir une pluralité d’avis et de construire un travail de cohésion et de co-construction. Pour moi, il est essentiel que ce travail ne soit jamais porté par une seule personne, mais qu’il reflète réellement la diversité des voix et des réalités des jeunes des différents territoires ultra-marins. »

Commentaires


note_de_veille©anacej.jpg
Un regard à 360° sur l'actualité des politiques en lien avec la participation des enfants et des jeunes

Contenu réservé

 

Vous devez être adhérent et connecté à votre espace membre pour accéder aux notes de veille en ligne synthétisant les dernières avancées sur les principaux thèmes d’actualité des politiques jeunesse et des collectivités territoriales.

bottom of page